- Signes banals :
saignement des gencives, saignement de nez, hémorragie conjonctivale, règles exceptionnellement abondantes, hématomes
- Signes plus inquiétants :
sang dans les urines, sang dans les selles, selles noires et nauséabondes, crachats sanglants, vomissements sanglants, saignement persistant
- Signes trompeurs :
fatigue, essoufflement, pâleur, céphalées ne cédant pas au traitement antalgique habituel, malaise inexpliqué
Le surdosage en AVK entraine un risque hémorragique mais la survenue d’une hémorragie peut être aussi spontanée ou traumatique.
Dans le cadre d’un traitement par AVK, une hémorragie grave ou potentiellement grave est définie par la présence d’au moins un des critères suivants :
- hémorragie extériorisée non contrôlable par les moyens usuels ;
- instabilité hémodynamique : PAS < 90 mmHg ou diminution de 40 mmHg par rapport à la PAS
habituelle, ou PAM < 65 mmHg, ou tout signe de choc ;
- nécessité d’un geste hémostatique urgent : chirurgie, radiologie interventionnelle, endoscopie ;
- nécessité de transfusion de culots globulaires ;
- localisation menaçant le pronostic vital ou fonctionnel (hémorragie intracrânienne, intraoculaire, hémothorax, hématome musculaire profond, hémorragie digestive aiguë...).
Si aucun de ces critères n’est présent, l’hémorragie est qualifiée de non grave.
Les recommandations de l'HAS sur les surdosages en Antivitamine K:
source : ANSM , Bon usage des médicaments antivitamine K (AVK)