Les actes des chirurgie ne sont pas proscrits sous traitement AVK, il faut juste considérer l'intervention et en parler avec son médecin pour la préparer. En fonction de l'intervention, il y aura plusieurs attitudes entrainant l'arrêt ou la continuité du traitement. La Haute Autorité de Santé (HAS) a défini deux situations:
- Actes responsables de saignements de faible intensité et aisément contrôlés, pouvant être réalisés sans interrompre le traitement par AVK. Sont concernés par cette définition les actes de chirurgie cutanée, de chirurgie de la cataracte, d'actes de rhumatologie à faible risque hémorragique, certains actes de chirurgie buccodentaire et certains actes d'endoscopie digestive. Se référer aux liens en fin de document Dans ces cas, il faut que l'INR soit contrôlé avant le geste chirurgical et qu'il ne soit pas fait usage d'un médicament interférant avec l'hémostase pendant ou après l'acte.
- Actes programmés nécessitant l'interruption du traitement par AVK (la cible de l'INR au moment de l'intervention devra être <1,5 et même <1,2 si neurochirugie).
Dans ce cas il faudra se baser sur l'indication première de prescription du traitement par AVK :
- Pour les maladies thrombo-emboliques veineuses à risques modérés et les arythmies par fibrillation auriculaire (sans antécédent embolique), on pourra arrêter les AVK sans relais préopératoire par héparine. La reprise des AVK se fera dans les 24 à 48h. Si la reprise n'est pas possible, on utilisera l'héparine à doses curatives à partir de la 6ème heure postopératoire.
- Pour les arythmies par fibrillation auriculaire (avec antécédent embolique), les maladies thrombo-emboliques veineuses à haut risque (Thromboses veineuses profondes ou Embolie pulmonaire) et les valves mécaniques, il faut arrêter le traitement par AVK et prendre le relais préopératoire par l'héparine à doses curatives. La reprise des AVK se fera dans les 24 à 48h. Si la reprise n'est pas possible, on utilisera l'héparine à doses curatives à partir de la 6ème heure postopératoire.