Tout médicament comporte une part de risque. En utilisant ses propriétés pour soulager ou guérir on prend le risque de subir des effets indésirables. Pour les AVK, le rapport entre les bénéfices espérés et les risques encourus est mince. Si le médicament est trop dosé, il peut engendrer une hémorragie. Si il ne l'est pas assez, la pathologie prendra le dessus et les risques thrombo-emboliques resurgiront. Il faut donc être très vigilant sur la fréquence des prises, la posologie et la surveillance biologique (prise de sang). Si l'on respecte bien ces points, l'utilisation d'un AVK est moins dangereuse que le risque inhérent à la pathologie diagnostiquée par votre médecin. Cas particulier de la grossesse: D’une manière générale, les AVK sont déconseillés pendant la grossesse. En effet, avec tous les AVK, un syndrome malformatif a été décrit dans 4 % à 7 % des grossesses exposées entre 6 et 9 semaines d’aménorrhée (malformations des os propres du nez, ponctuations épiphysaires) ; au-delà de cette période, une fœtopathie cérébrale est décrite dans 1 à 2 % des cas. De plus, une possibilité de perte embryonnaire ou fœtale est rapportée pendant toute la durée de la grossesse. En conséquence, chez les femmes en âge de procréer, une contraception est souhaitable lors de l’utilisation d’AVK. Durant la grossesse, la prescription des AVK doit être exclusivement réservée aux cas exceptionnels où l’héparine ne peut être utilisée ou expose à un risque thrombo-embolique supérieur à celui des AVK. En cas de poursuite d’un traitement par AVK pendant la grossesse, la substitution par l’héparine s’impose à partir de la 36ème semaine d’aménorrhée. Les AVK peuvent être repris après l’accouchement. Dans tous les cas, l’INR cible demeure inchangé. Le diagnostic prénatal sera adapté à la période d’exposition intra-utérine aux AVK. source : ANSM , Bon usage des médicaments antivitamine K (AVK)